En mots, en musique et en chanson, tu vas suivre des enfants qui explorent un bâtiment appelé à disparaître. Ils n’en ont pas vraiment le droit. Mais là, ils croiseront les souvenirs de ces familles immigrées qui ont vécu ici par le passé.
L’A est une grande tour HLM condamnée à disparaître. Elle est trop vieille, les habitants sont partis. Pourtant, un groupe d’enfants curieux décide d’y retourner. Ils veulent l’explorer, voir à quoi ressemble cet étrange bâtiment qui les attire et leur fait un peu peur en même temps. Là, ils croiseront une sorte d’esprit. C’est elle, l’Âme de l’A. Elle est bienveillante, elle conserve précieusement les souvenirs de tous les gens qui ont peuplé cette tour. Si les lieux sont déserts, autrefois, ils grouillaient de vie, d’enfants, de gens qui, pour la plupart, venaient de l’autre côté de la Méditerranée, du Maroc ou d’Algérie. L’âme de l’A, c’est aussi l’histoire de ces familles immigrées.
Installée dans le Nord de la France, à Lille, la jeune compagnie Enjeu majeur réunit Marc Duport et Zakariya Houfi. Le premier est metteur en scène, le second compositeur et chanteur. L’âme de l’A, c’est leur projet à tous les deux. Sur scène, tu retrouves un chanteur-comédien (Zakariya Houfi) et un interprète de musique électronique en live (Pierre Hubert). L’Âme de l’A a pour point de départ les souvenirs d’enfance de Zakariya qui passait chaque été dans la banlieue de Rabat, au Maroc, au cœur de grands immeubles semblables à l’A.
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